Novembre - Décembre
Festival de cinéma des Journées européennes de la culture juive
Les Mardis des JECJ
Festival de cinéma Marlymages 
L’amour au cinéma, la mémoire en partage – Aimer, transmettre, résister
Pour cette nouvelle édition des Mardis des JECJ, les Journées européennes de la culture juive,
Marlymages et CinéArt vous invitent à un parcours cinématographique placé sous le signe de l’amour. Amour romantique, bien sûr, mais aussi amour filial, familial, amitié, fidélité aux siens, attachement aux traditions ou à une culture menacée : autant de visages d’un même sentiment qui irrigue les grandes œuvres de cette programmation.
Des premiers balbutiements du cinéma parlant aux chefs-d’œuvre de Lubitsch, De Sica, Pollack ou Norman Jewison, en passant par le rare cinéma yiddish, ces films témoignent de la richesse d’un patrimoine où l’histoire des Juifs rencontre la grande histoire du septième art. Tous sont devenus, à des titres divers, des références majeures pour les cinéphiles.
Placée sous le patronage de Serge Bromberg, réalisateur, producteur et infatigable artisan de la sauvegarde du patrimoine cinématographique, cette édition bénéficiera de son regard éclairé et de son enthousiasme communicatif, ainsi que de l’expertise des membres de CineArt et des JECJ, qui accompagneront les spectateurs tout au long du festival.
Chaque projection sera précédée d’une brève présentation destinée à en éclairer le contexte historique, artistique et culturel.
Les séances du 17 novembre et du 8 décembre, qui comportent chacune deux projections, seront accompagnées d’une petite restauration sur place, afin de prolonger les échanges dans un esprit convivial.
Mardi 3 novembre – 20 h
Le Chanteur de Jazz – Alan Crosland, 1927 – 1 h 28
Impossible d’évoquer l’histoire du cinéma sans ce film mythique, considéré comme le premier long métrage parlant. Derrière cette révolution technique se déploie pourtant un drame profondément humain : celui d’un fils de cantor déchiré entre l’amour de son père, le poids de la tradition et l’appel de la scène. Une œuvre fondatrice où l’émancipation individuelle épouse la naissance du cinéma moderne. Présentation : Serge Bromberg
Mardi 10 novembre – 20 h
Annie Hall – Woody Allen, 1977 – 1h33
Quatre Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, ont consacré cette comédie devenue l’une des œuvres les plus influentes du cinéma américain. Avec une liberté de ton inédite, Woody Allen réinvente la comédie sentimentale, mêlant humour, mélancolie et virtuosité narrative dans un portrait inoubliable de l’amour contemporain.
Présentation : Maurice Rausch, CinéArt, membre de l’Académie nationale de Metz.
Mardi 17 novembre – 17 h
American Matchmaker – Edgar G. Ulmer, 1940 – 1 h 27
Véritable trésor du cinéma yiddish américain, rarement visible aujourd’hui, cette savoureuse comédie raconte les déboires d’un entremetteur persuadé de connaître tous les secrets du cœur. Edgar G. Ulmer signe une chronique tendre et pleine d’esprit, précieuse pour comprendre la vitalité culturelle des communautés juives new-yorkaises à la veille de la guerre.
Présentation : Serge Bromberg
Mardi 17 novembre – 20 h
The Shop Around the Corner (Rendez-vous) – Ernst Lubitsch, 1940 – 1 h 37
Peu de cinéastes ont su filmer l’amour avec autant d’élégance qu’Ernst Lubitsch. Dans ce chef-d’œuvre absolu de la comédie américaine, deux collègues qui s’ignorent s’aiment sans le savoir à travers une correspondance anonyme. Toute la célèbre « Lubitsch Touch » s’y déploie : légèreté, raffinement et intelligence des sentiments. Présentation : Serge Bromberg
Mardi 17 novembre – 20 h
Le Jardin des Finzi-Contini – Vittorio De Sica, 1970 – 1 h 34
Ours d’or à Berlin puis Oscar du meilleur film étranger, cette œuvre majeure de Vittorio De Sica est l’un des plus beaux films jamais consacrés à la disparition du monde juif italien. Dans la douceur trompeuse d’un jardin clos, les élans amoureux se heurtent inexorablement à la montée des lois raciales et à l’effondrement d’une civilisation. Présentation : Daniel Flageul, CinéArt
Mardi 1 décembre – 20 h
Nos plus belles années – Sydney Pollack, 1973 – 1 h 50
Réunis par la grâce de Sydney Pollack, Barbra Streisand et Robert Redford incarnent l’un des couples les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Fresque sentimentale et politique, le film interroge les compromis entre idéaux, ambition et fidélité à ceux que l’on aime. Un grand classique du Nouvel Hollywood.
Présentation : Désirée Mayer, JECJ-Lorraine, membre de l’Académie nationale de Metz.
Mardi 8 décembre – 17 h
Tevye le Laitier – Maurice Schwartz, 1939 – 1h33
Personnage emblématique imaginé par Sholem Aleichem, Tevye incarne avec humour, tendresse et profondeur philosophique les interrogations d’un père confronté aux choix de ses filles et aux bouleversements de son époque. Un récit fondateur de la littérature yiddish, où l’amour paternel se confronte sans cesse aux exigences de la tradition.
Présentation : Serge Bromberg
Mardi 8 décembre – 20 h
Un Violon sur le toit – Norman Jewison, 1971

Adaptée de la célèbre comédie musicale de Broadway, elle-même inspirée des récits de Sholem Aleichem que Tevye le Laitier, cette œuvre est devenue l’un des plus grands succès de l’histoire du film musical. Trois Oscars, des mélodies universellement connues et une émotion intacte font de ce chef-d’œuvre une célébration bouleversante de la famille, de la transmission et de l’espérance.
Présentation : Serge Bromberg